mardi 2 février 2010
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 2010 : un budget hors norme pour BMO

2 février

Le budget 2010 sera décidément historique à bien des égards. Avec 532 M€ pour l’année qui s’ouvre, il s’établit à un niveau jamais atteint pour notre communauté urbaine. Alors que les coûts de fonctionnement restent maîtrisés, priorité est donnée à l’investissement, pour la réalisation du plan de mandat. Ce sont près de 285 M€ qui seront donc investis cette année par la communauté urbaine. Une hausse significative de 14 % par rapport à l’an dernier, en dehors du tramway. L’équipement de transport en commun est donc très loin de compromettre les autres investissements : le plan pluriannuel d’investissement est respecté, et l’ensemble des grands chantiers, dans ’lensemble des domaines de compétences de notre collectivité (déplacement, développement économique, aménagement urbain...). Le chantier du tramway, qui battra son plein tout au long de l’année, vient renforcer cette démarche volontaristes et les retombées sur l’économie brestoise, participant au niveau exceptionnel d’engagements prévus pour 2010.
Le budget est donc ambitieux, et s’accompagne d’une gestion rigoureuse. Notre priorité reste clairement de développer nos territoires, et de faire jouer la solidarité au sein de notre agglomération, en associant toutes les communes, et tous les quartiers.
Mais 2010 est également le premier budget où s’applique la réforme de la taxe professionnelle. Notre collectivité voit donc disparaitre une recette très dynamique. L’attractivité de notre agglomération se traduit en effet jusque dans le budget. De plus en plus d’entreprises et d’activités économiques s’installent ou se développe sur notre territoire, et y investissent. Le produit de la taxe professionnel, à taux inchangé, augmente donc de 6 % cette année, et de 20 % depuis 2006 ! Qui a dis que notre métropole n’attirait pas les investisseurs ?
Enfin, il est un autre élément qui rend ce budget 2010 historique : c’est la réforme des finances locales et notamment la suppression de la taxe professionnelle. Certes, l’Etat compense à l’euro prêt, cette année, ce que nous aurions dû percevoir. Mais cela est remplacé par une fiscalité nouvelle, la contribution économique territoriale. Un impôt moins lourd pour les entreprises, donc compensé par l’Etat. Un impôt moins dynamique, qui ne répercutera pas aussi bien que la taxe professionnelle les investissements réalisés sur nos territoires. Enfin, cet impôt sera fixé par le parlement. Autrement dit, les collectivités locales perdent des marges de manœuvre, et l’impôt ménage deviendra, dès 2011, le seul levier efficace pour faire varier les recettes.
Concrètement, ces changements n’auront pas d’impact cette année puisque l’Etat s’est engagé à maintenir le même niveau de recette. Mais qu’en sera-t-il ensuite ? Alors que l’Etat, de l’aveu même du Président et du Chef du Gouvernement, est en faillite, peut-on vraiment espérer que les dotations et les compensations dureront sur le long terme ? L’expérience a montré ce que les engagements de l’Etat valaient. Ils ne peuvent nous inspirer qu’une confiance toutes relative. Ce qui ne peut que renforcer nos incertitudes et nos craintes pour les budgets à venir...

 

par Groupe socialiste BMO


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