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Déconstruction : l’Amiral Sifantus se trompe de cible

Alain Masson, Vice-président de Bmo, rappelle à M. Sifantus, qu’en matière de déconstruction, ce n’est pas la collectivité qui est à la manoeuvre.

Dans Ouest-France et le Télégramme, M.Sifantus, conseiller municipal de droite, regrette le fait que « Brest ne s’est pas suffisamment emparé du dossier », à propos de la déconstruction de navires.

Nouvel élu, M.Sifantus ignore peut-être que dans les effectifs municipaux, il n’y a pas de métallos… Mais ancien militaire, M.Sifantus doit connaître ces évidences. Tout d’abord que les bateaux militaires appartiennent à l’Etat et que c’est lui qui décide. On se souviendra de l’épisode ridicule de l’ex Clémenceau sous Jacques Chirac.

Ensuite, alors que les formes civiles sont largement utilisées, les formes militaires -notamment depuis l’arrêt de la construction neuve, là aussi sous la droite- sont en partie disponibles. L’Amiral Sifantus nous dira pourquoi la Marine a toujours refusé que la déconstruction se fasse sur la base navale…

Enfin, il existe un opérateur qui s’appelle DCNS. L’Etat est actionnaire majoritaire. M.Sifantus nous dira pourquoi l’Etat n’a jamais, par le passé, pesé pour inciter DCNS à s’engager dans ce dossier.

En bref, en accusant les collectivités locales, l’Amiral Sifantus se trompe de cible… C’est regrettable pour un ancien militaire de haut rang.

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Alain MASSON
1er vice-président en charge des grands projets, énergie, déplacements

Photo d’illustration par Ludovic Claudel